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Journée du 28 juin 1997 Allocution du Président sortant, Xavier Savignac

Association Nationale des Formateurs de Moniteurs en Education Routière

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ANFM RAPPORT MORAL DE XAVIER SAVIGNAC

Assemblée Générale de l’ANFM

Journée du 28 juin 1997 Allocution du Président sortant, Xavier Savignac

L’ANFM a 13 ans !

Nous sommes aujourd’hui réunis pour faire le bilan du mandat qui se termine et pour renouveler l’équipe dirigeante. Après le rapport moral, nous vous lirons un petit mot que nous avons reçu du Président-fondateur Jean-François Pépin. Voici le programme de la journée :

– Le rapport financier sera présenté par le Secrétaire-Trésorier, Gilles Maruéjouls, puis soumis au vote de l’Assemblée Générale en vue de son approbation.

– Le rapport moral présentera le bilan du mandat de l’équipe dirigeante actuelle.

– L’élection du nouveau Conseil d’Administration, cet après-midi, qui désignera en son sein le Bureau. ———– Chers collègues, Le souci des membres du conseil d’administration que vous avez élus, voici trois ans, a été de constamment faire fructifier les efforts des fondateurs de l’ANFM en maintenant la dynamique et en développant de nouvelles actions. Nous ferons un bref rappel de celles-ci. La santé de l’ANFM peut être jugée bonne au vu du bilan financier, du taux historique du nombre d’adhérents atteint en 1994 (120) et du bon maintien des adhésions pendant ces 3 années, surtout dans la conjoncture difficile que connaissent actuellement les titulaires du BAFM. Pour que vous puissiez vous prononcer sur ce rapport moral tout à l’heure, je tiens à resituer les objectifs sur lesquels nous avions été élus il y a 3 ans : – Assurer la parution d’une lettre trimestrielle ; – Réaliser des publications ; – Proposer des actions de formation continue ; – Devenir davantage acteurs, auteurs et force de proposition dans l’évolution de la profession. C’est sur ces axes que nous avions été élus…C’est sur ces axes que nous seront jugés.

1) Concernant le premier objectif qui visait à assurer la parution d’une Lettre trimestrielle Neuf parutions ont eu lieu, plus un exemplaire spécial, le numéro qui sortira d’ici peu de temps (numéro 10 paru depuis), soit un numéro tous les 4 mois. On peut regretter une publication trop irrégulière et trop peu fréquente, mais sa réalisation constitue un travail considérable. Les élus doivent se consacrer bénévolement à se renseigner, à rédiger, à frapper, à reproduire, à plier, à mettre sous pli, à affranchir, à tamponner, à poster… autant de tâches fastidieuses et gourmandes en temps. Cependant, si les sorties ont été irrégulières, notamment pendant l’année 1996, durant laquelle toute notre énergie a été absorbée par le DESCAT – projet de réforme du BAFM – , jamais l’Association n’avait eu une lettre de cette qualité, tant sur le fond que sur la forme. La Lettre a été modernisée. Les contenus ont été rehaussés, beaucoup d’articles de fond ont été rédigés, sur les processus de professionnalisation ; sur la réforme du BAFM ; sur la méthodologie du mémoire du BEPECASER, sur la conduite commentée, ou encore sur le contre-braquage en conduite moto, publication à venir (voir numéros 10 et 11 de La Lettre). Je continue à penser que trop peu de formateurs proposent des articles relatifs à leur expérience. Or, nos savoirs expérientiels doivent être mis en mots pour qu’ils constituent un corps de connaissances et ainsi puissent crédibiliser et valoriser notre fonction. La lettre permet, avec ses informations sur les actions entreprises, ses renseignements divers et variés, d’être un lien indispensable et vital entre les adhérents et membres sympathisants de l’ANFM.

2) Concernant les travaux et publications Outre les articles de fond parus dans La Lettre, la Société Française de Psychologie a contacté l’ANFM, en juin 1995, pour commander un article sur la conduite automobile comme vecteur de réinsertion sociale, pour la revue européenne en langue française Pratiques Psychologiques, diffusée par les Presses Universitaires de France. Christian Lefebvre, que je remercie publiquement pour la qualité de son investissement dans l’équipe, s’est chargé de cette réalisation. L’esprit de cette revue consiste à prendre un concept – c’était en l’occurrence l’exclusion et la réinsertion – et le décliner à travers différentes approches : la vision d’un juriste, celle d’un médecin, d’un formateur, d’un psychologue… C’est ce qui fait l’originalité de cette publication. Cet article de Pratiques Psychologiques n° 1996-2 figure dans le numéro 10 de La Lettre. Un autre article est sorti sur la didactique de la physique en conduite automobile dans le Livre des séminaires de didactique des disciplines (année 1993-94) de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan. Ce travail a fait l’objet d’un exposé en mai 1994 au sein de cet établissement. Ces publications constituent des étapes à visibilité sociale visant à montrer aux chercheurs, universitaires, décideurs, hommes politiques, que la Conduite Automobile et la Sécurité Routière peuvent avoir une certaine noblesse – au-delà de la perspective Code de la route et panneaux de signalisation – et constituer des champs disciplinaires à part entière pour l’Ecole et même l’Université.. L’ANFM a également participé aux corrections d’un ouvrage pédagogique : le MECASER B. Son auteur et concepteur, , avait souhaité obtenir un avis technique de l’Association sur la manière qu’il avait choisie de traiter, à bord du véhicule, les 36 “objectifs spécifiques” de la formation du conducteur. Un gros travail de “concrétisation” du Guide pour la Formation des automobilistes (Ministère des Transports) a ainsi été réalisé pour aider les enseignants de la conduite et les futurs enseignants dans leur noble mission : Former des conducteurs plus sûrs. Le Bureau de la Pédagogie du Ministère des Transports ne s’y est d’ailleurs pas trompé en envoyant cette note à tous les Délégués chargés de circonscription des Inspecteurs des permis de conduire : “Mesdames et Messieurs les Délégués à la Formation du Conducteur chargés de circonscription. Objet : Manuel de l’Enseignant de la Conduite Automobile et de la Sécurité Routière “MECASER B”. Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint, à titre d’information, le Manuel de l’Enseignant de la Conduite Automobile et de la Sécurité Routière “B”, édité et diffusé par la société “PSR Editions”. Il ne s’agit pas d’un document officiel élaboré sous l’égide de la Direction de la Sécurité et de la Circulation Routières, comme par exemple, le “Guide pour la Formation des Automobilistes”. Toutefois, il m’a paru intéressant que vous puissiez prendre connaissance de cet ouvrage pédagogique conçu pour aider les enseignants à traiter les objectifs des quatre étapes du livret d’apprentissage “B”. Ainsi, pour chacun des objectifs d’une étape de formation, des explications, des schémas, des exercices pratiques sont proposés afin de les rendre plus opérationnels. Ce nouveau manuel devrait être complété par deux autres à paraître pour les “deux-roues” et le “groupe lourd”. L’Administrateur civil hors classe chargé de la Sous-Direction de la Formation du conducteur René Barlet.” Le MECASER “2 Roues” est sorti dans la foulée. L’ANFM a donné son avis sur certaines parties. Le succès des ouvrages auprès de tous les acteurs pédagogiques de notre profession est tel que les Codes Rousseau en assurent désormais la distribution et la diffusion. L’ANFM a également participé à la conception d’un ouvrage intitulé : “La route ça m’intéresse” de la Revue des routes et aérodromes. Bernard Dollon son rédacteur en chef, m’avait demandé de donner un avis sur l’ensemble des chapitres, tâche à laquelle chaque membre du Conseil d’Administration a participé. Commencé il y a plus de 4 ans sur une idée de Jean-François Pépin, ce livre de 100 pages en 12 chapitres a réuni plus de 50 auteurs. Il est destiné notamment aux formateurs de moniteurs pour les aider à traiter le chapitre concernant le réseau routier figurant au programme du BEPECASER. Le livre concernant les actes du Colloque des 10 ans de l’ANFM devrait sortir prochainement. Enfin deux vidéo ont été réalisées : une sur le colloque des 10 ans de l’ANFM, l’autre sur la formation des enseignants de la conduite, pour présenter les grandes lignes de cette formation lors des réunions d’information. Une nouvelle mouture de cette vidéo devrait sortir prochainement.

3) Proposer des actions de formation continue Jamais l’ANFM n’avait réussi à mener véritablement à terme une journée de formation. En trois ans, nous en avons organisé 5 qui ont réuni 72 participants, démontrant ainsi – s’il fallait le prouver – le besoin qui existe dans notre profession. A trois reprises, une formation d’une journée intitulée : “Concevoir et entreprendre un plan de formation BEPECASER” a été réalisée, à Troyes, en juillet 1994, juillet 1995 et juillet 1996. Ces trois journées, davantage destinées aux nouveaux titulaires du BAFM, ont été co-animées par Alain Lejus et moi-même. Elles ont regroupé respectivement : 15 participants, 18 et 15, soit au total 48 formateurs qui en ont bénéficié. Trois sessions d’une journée intitulée : “Vendre une formation Sécurité Routière en entreprise”, avec la co-animation de Régine et Nardo Del Barrio, consultants en entreprises et chargés de travaux pratiques en Psychologie du travail au CNAM, ont été organisées le 11 février 1995, les 8 et 17 juin 1995, pour un total de 24 participants. Enfin une journée de formation intitulée : “L’infrastructure routière” a été annulée le samedi 9 décembre 1995 à Paris, à cause des grèves de transports qui bloquaient l’accès à la capitale. 10 personnes s’étaient inscrites. Elle a été hélas reprogrammée à une mauvaise date et n’a pu aboutir.

4) Devenir davantage acteurs dans l’évolution de la profession Pour devenir un acteur à part entière, il faut mobiliser. En 1994, nous avons mobilisé les adhérents comme jamais. Après avoir pris connaissance du projet ministériel de réforme du BAFM, en mai 1994, à la suite de notre rendez-vous avec Monsieur Jean-Michel Bérard, Directeur de la DSCR à l’époque, et 3 semaines avant la réunion programmée du CSECAOP qui devait entériner le projet, nous en avons publié une critique (qui, du reste, a été la seule réalisée) et entrepris une vaste consultation nationale auprès des formateurs en exercice pour recueillir leur avis. Consécutivement, nous avons organisé un référendum. – Dans le cadre de cette consultation, 9 réunions régionales ont eu lieu en juin 1995, à Rouen, Rennes, Clermont-Ferrand, Dijon, Lille, Forbach, Toulouse, Paris, regroupant une cinquantaine de formateurs. – Un référendum a été entrepris pour déterminer la ligne de conduite de l’Association. Une centaine d’entre vous se sont exprimés, soit un taux de participation de 63,33 % pour les formateurs en exercice. – Le dépouillement a été effectué sous contrôle d’huissier, avec un procès-verbal de constat dressé par Maître Nakache (tous ces documents seront transmis au prochain Conseil d’Administration). – Ce référendum a produit des propositions qui ont servi de base à l’architecture du DESCAT et lui ont ainsi conféré une certaine légitimité. Nous nous sommes ensuite mobilisés lors de l’Assemblée Extraordinaire du 19 novembre 1994, afin de modifier légèrement nos statuts en vue de leur adaptation, ainsi que le dimanche 20 novembre 1994, au Campanile de Pantin, pour permettre aux formateurs d’étudier en détails le projet de réforme du BAFM élaboré par l’ANFM (le DESCA de l’époque) et d’effectuer des réajustements. Les adhérents se sont à nouveau mobilisés pour l’Assemblée Générale de Toulouse, le 24 juin 1995, dans le but de faire “remonter” auprès de l’Administration des réflexions et des propositions sur le fonctionnement du BEPECASER. La quarantaine de formateurs présents a proposé des pistes de modifications pour les modalités d’examens du BEPECASER, qui ont fortement inspiré les décisions prises par la DSCR en juin 1996, notamment : l’ouverture de l’accès au rattrapage pour les candidats ayant totalisé 132 points avec une seule note inférieure à 07/20, la modification des critères de notation. Nous sommes également allés jusqu’à Madame Idrac, Secrétaire d’Etat aux Transports de l’époque, pour faire entendre notre mécontentement sur l’élaboration (ratée) du QCM de mai 1995, qui a éliminé à lui seul tant de candidats. Enfin, nous nous sommes mobilisés plus récemment à Paris, le vendredi 31 janvier 1997, pour faire le point sur les propositions de la Table Ronde. Le Conseil d’Administration s’est, quant à lui, mobilisé à 9 reprises durant ces 3 ans, entre Paris et Troyes. Un seul regret : que le réseau régional ne fonctionne pas mieux. Nous avons encore des difficultés à décentraliser l’action.

Le Colloque des 10 ans de l’ANFM Un colloque national a été organisé, le 19 novembre 1994, pour fêter les 10 ans de l’ANFM, dans les salons de l’hôtel Méridien à Paris. Ce colloque sur la didactique des formations en Sécurité Routière fut placé sous le haut patronage de Monsieur Bernard Bosson, Ministre des Transports de l’époque. Plus de 200 formateurs furent présents (titulaires du BAFM, psychologues, exploitants d’auto-écoles, enseignants de la conduite…), de même que des représentants des principaux syndicats et de l’Administration. Les intervenants furent nombreux : Jean-François Pépin, Président-fondateur de l’ANFM, actuellement directeur de la PEEP ; le Professeur Böcher (professeur émérite en Sécurité Routière de l’université d’Essen, en Allemagne) – dont nous avons appris avec regret le décès ; Monsieur Claude Legrand, Inspecteur Départemental de l’Education Nationale en Picardie ; Christian Lefebvre, formateur de formateurs à l’ENCER de Nevers ; Renan Samurçay, chercheur au CNRS ; Daniel Lebuan, doctorant à l’INRETS ; Laurence Weber, psychologue à l’ANPER ; Monsieur Claude Blanchard, chercheur à l’INRETS ; Messieurs Millard et Plare d’Ecolauto ; Messieurs Maigné et Bahuon des Codes Rousseau ; Nardo del BARRIO du CNAM et moi-même. Outre les communications axées sur l’éducation routière, la didactique, le système de formation en sécurité routière… Ce colloque a permis de présenter l’état d’avancement du projet du DESCAT, de définir les principes les principes directeurs et les axes en vue de son achèvement.

Genèse et devenir du projet “DESCAT” Rappelons que le sondage effectué en 1994 sur le projet ministériel de réforme du BAFM avait montré une opposition massive des professionnels en exercice, notamment pour les raisons suivantes : – le cursus était jugé mal organisé et rendant difficile – voire impossible – la formation continue des moniteurs ; – les professionnels ne voulaient pas que soit instauré un tel diplôme en formation initiale, sans expérience préalable du métier d’enseignant de la conduite ; – les contenus apparaissaient inadéquats au regard des compétences professionnelles ; – enfin, les professionnels déploraient l’absence d’une double tutelle du Ministère de l’Education Nationale et du Ministère des Transports, ainsi que l’absence de propositions et de solutions concernant la prise en charge financière de cette formation. De plus, l’expression par le biais du référendum a montré que : – 56,33 % (à vérifier ?) souhaitaient une autre appellation que celle de « BAFM » ; – 75,90 % préféraient les fonctions proposées par le projet de l’ANFM ; – 82,76 % se prononçaient pour des unités de valeurs indépendantes et cumulables. Après nous être opposés à un projet illégitime et trop rapidement réalisé, il fallait proposer, construire. L’ANFM devrait devenir auteur d’un projet visant à faire évoluer notre profession. La première ébauche d’un cursus global pour la profession a été réalisée à l’occasion d’une séance de travail avec l’intersyndicale, à Suresnes, début juin 1994. Nous avons ensuite réuni une dizaine de personnes compétentes pour travailler sur un projet tenant compte des souhaits exprimés à l’occasion du référendum. Un avant-projet a été soumis au Colloque des 10 ans. Des réflexions, critiques et suggestions ont été faites par les différents groupes de travail réunis le lendemain, au Campanile de Pantin, ce qui a permis d’affiner le projet. Ensuite a démarré une vaste période de consultation d’experts et de personnalités pour la question de reconnaissance du diplôme. Nous avons rencontré Madame Pascale Bouclier, chargée de mission au Ministère du Travail, puis Monsieur Bouyx, chef du bureau de la Direction des Lycées et Collèges au Ministère de l’Education Nationale. A l’occasion de la réunion de travail du 28 janvier 1995, à Paris, après vous avoir présenté les différentes modalités de reconnaissance possibles du futur diplôme par les ministères du Travail ou de l’Education Nationale, vous avez souhaité (par un vote à main levée) que le DESCAT ait la double tutelle : Ministère des Transports et Ministère de l’Education Nationale. Ce même jour, Madame Fèvre-Pierret était venue nous exposer les possibilités de financement d’un tel cursus de formation continue par l’ANFA (définition exacte), ce qui s’était alors conclu par une impossibilité manifeste par cette voie, en raison du faible volume financier disponible . Face à un tel constat, il fallait trouver des solutions par une autre voie. C’est alors que nous avons réalisé qu’un partenariat avec le Conservatoire National des Arts et Métiers (le CNAM) pourrait apporter la solution tout en offrant un pont avec l’Education Nationale, le monde du travail et l’entreprise. En effet, cet établissement, dont la vocation est la promotion supérieure du travail, a de nombreuses antennes dans toute la France (les centres régionaux), les cours du soir et du samedi y sont gratuits. Les sessions en temps ouvrables sont payantes mais accessibles. Les enseignements fondamentaux qui y sont dispensés sont orientés vers le Travail, les diplômes sont homologués à Bac+2, à Bac+4 et au-delà. Des contacts furent alors pris avec Monsieur Christophe Dejours, Professeur au CNAM, titulaire de la Chaire de Psychologie du Travail. Celui-ci fut séduit par notre projet et la volonté qui nous animait de travailler avec cette institution. Le 26 octobre 1995, il rédigea un courrier officiel à destination du Ministère des Transports, précisant – je cite : “Je souhaite que ce projet puisse être mené à son terme et je ferai mon possible pour apporter les moyens dont dispose le Conservatoire”. Aussitôt, il se mit à réunir son équipe d’enseignants et d’assistants pour étudier les modalités d’un cursus. Bernard Gillet a été le correspondant de la Chaire pour ce projet ; 15 personnes ont travaillé dessus. C’est alors qu’une longue période de travail a démarré, éloignant un peu – il est vrai – l’équipe dirigeante de la vie associative, nécessité oblige. Il nous fallait concevoir une analyse de l’activité des enseignants de la conduite et de celle des formateurs, puis dégager les tâches et les compétences d’un formateur de moniteurs, les relier avec des objectifs et des contenus disciplinaires et enfin trouver un lien avec les unités de valeurs du CNAM. Le 4 août 1995, Monsieur Etienne Guyot, chef de cabinet de Madame Idrac, nous accueille pour recevoir pour la première fois une proposition complète de réforme émanant de la profession. “L’administration ne fera aucun prosélytisme vis-à-vis de tel ou tel projet de réforme et étudiera toutes propositions”, nous a-t’il affirmé. Plusieurs encouragements nous ont incité à poursuivre notre travail de fonds qui devrait assurer l’avenir de la profession, celui de Madame Idrac, Secrétaire d’Etat, qui, le 8 août 1995, nous écrit : “J’ai pris connaissance du projet du DESCAT avec beaucoup d’intérêt et ai demandé à mes services de la DSCR de l’étudier dans les meilleurs délais”. Celui de Monsieur Jean-Michel Bérard, directeur de la DSCR, qui, le 12 septembre 1995, nous écrit – je cite : “… dès que le dossier sera ainsi complété, je ne vois pas d’inconvénients à ce qu’il puisse être discuté dans le cadre des travaux sur la réforme du BAFM initiés par le département ministériel…”.

Le dossier du DESCAT a depuis été achevé, il fait environ 150 pages. Il a été présenté à l’occasion des travaux de la Table Ronde, puisque l’ANFM était présente dans 6 groupes de travail. A cette occasion et suite aux débats, notamment avec les partenaires du groupe D de la Commission 2, des modifications ont été apportées par l’ANFM pour que ce cursus puisse réaliser simultanément la formation continue qualifiante des enseignants de la conduite – avec des attestations de compétences constituant des échelons intermédiaires – et l’accès au diplôme de promotion supérieure constitué par le DESCAT lui-même. Le rapport final de la Table Ronde sur la formation des usagers de la route et des conducteurs a été remis au nouveau Ministre des Transports il y a 8 jours. A notre grande stupéfaction, ce projet de formation continue a disparu ! Par qui a-t’il pu être bloqué ? Dans quel intérêt ? Un courrier sera envoyé à Monsieur Jean-Claude Gayssot (voir page 12), nouveau ministre des Transports, pour insister sur l’importance d’une telle formation continue qualifiante nécessaire aux formateurs de moniteurs pour se ressourcer et évoluer – véritable clé de voûte du système de formation des conducteurs. Pourrait-on légitimement proposer aux 33 millions de citoyens-conducteurs de se recycler sans la garantie d’une amélioration des compétences de leurs formateurs ? Une telle situation semble difficilement envisageable… et pourtant… ————— Les relations avec les adhérents, les syndicats et l’Administration

Pour terminer ce rapport d’activité, je voudrais faire le point, avec vous, des relations que nous avons eues avec les adhérents, les syndicats et l’Administration. – Relations avec les adhérents Nous avons continué à apporter bénévolement des services aux adhérents en proposant 19 offres d’emploi. Nous avons aidé au placement de plusieurs titulaires du BAFM, en mettant en rapport, à chaque fois, les offres que nous recevions et les demandes. Nous avons également assuré des tas de petits services divers et fourni des renseignements par téléphone ou par courrier. – Relation avec les syndicats Fidèles aux orientations de l’ANFM depuis sa création, nous avons continué à entretenir des relations positives avec les organisations professionnelles. Nous avons été invités à la réunion de l’intersyndicale, début juin 1994, à Suresnes, où il avait été question d’un cursus général pour la profession. Suite à quoi nous avons organisé une nouvelle rencontre avec ces instances, à Paris, le 25 juin 1994, pour aborder la question de la prise en charge de la formation continue des enseignants. Etaient présents ce jour : MM. Guillaume Jacq de PFA, Philippe Baptiste du SNECER-FEN, Daniel Blot et Alexis Bordet du CNPA, Claude Blanchard de l’INRETS (invité), Christian Lefebvre, Jean-Claude Nasse, Sylvie Barat et moi-même – Xavier Savignac – pour l’ANFM. Force est de constater, hélas, aujourd’hui, que ces démarches n’ont pas abouti à grand-chose. – Relation avec l’Administration Nous avons eu un départ difficile la première année car nous avions choisi de rompre avec une certaine “politique de couloirs” et de vous redonner la parole. Après notre opposition au premier projet de réforme du BAFM, en mai-juin 1994, nous avons contesté le QCM de mai 1995. Maître Monique Pelletier, ancien ministre, fut à cette occasion notre conseiller juridique.

Nous avons dons connu une première phase d’opposition à l’Administration, mais c’était incontournable. La première année, nous n’avons pas été représentés au jury du BAFM. Aucun représentant de l’ANFM n’est encore entré au CSECAOP, en tant que personnalité compétente nommée par le directeur de la DSCR, pour 3 ans. Enfin nous n’avons pu être représentés dans les jurys d’examen du BEPECASER, l’Administration nous écrivant que nous n’étions pas prévus dans les textes. Puis, petit à petit, la DSCR a vu que nous étions honnêtes avec nous-mêmes et que nous ne cherchions pas à nous opposer systématiquement, mais que nous voulions défendre notre point de vue loyalement, en apportant un concours constructif. Cette amélioration des relations avec la DSCR a permis, entre autres, de retrouver depuis 2 ans notre place au jury d’examen du BAFM.

CONCLUSION Certes, beaucoup reste à faire mais je crois pouvoir dire que les objectifs que nous nous étions fixés ont été atteints. J’ajouterai qu’il est encourageant de voir de nouveaux membres nous rejoindre, cela montre que l’ANFM répond à un besoin. Je remets donc ce bilan moral à votre appréciation.

Xavier Savignac Président de l’ANFM Lettre de Monsieur Jean-François Pépin, Président-fondateur de l’ANFM.

“Monsieur Savignac, Je vous remercie de m’avoir invité à l’Assemblée Générale du 28 juin 1997 et vous prie d’excuser mon absence. J’ai noté que vous-même et les membres de votre bureau n’étiez pas candidats au renouvellement du mandat. Je tenais à vous féliciter chaleureusement pour la qualité et l’efficacité de votre présidence qui a permis de poursuivre le développement de l’ANFM. Vous avez largement contribué à valoriser les titulaires du BAFM en développant leurs compétences de formateurs au service d’une meilleure Sécurité Routière. Une nouvelle fois, l’ANFM va permettre à des femmes et des hommes de bonne volonté de prendre des responsabilités “pour et au nom” des adhérents…J’ai d’emblée toute confiance en ceux que vous élirez car ils vous ont vus à l’oeuvre et auront à coeur de poursuivre le PROJET ASSOCIATIF original de l’ANFM, articulé autour des valeurs du professionnalisme, de la pédagogie, de la sécurité et de l’amitié.

Jean-François Pépin.”

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